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Avant les travaux

Ravalement de façade dans le Pays d’Auge

Non, le ravalement n’est pas obligatoire tous les dix ans partout. Il l’est là où la commune l’a décidé, et c’est elle aussi qui dira de quelle couleur sera votre façade.

Trois questions avant tout devis

Nous les posons en mairie avant de vous chiffrer quoi que ce soit, parce que leurs réponses changent le devis.

  • Une déclaration est-elle exigée ici
  • Êtes-vous en secteur protégé
  • Quelles teintes sont admises

Nos engagements sur un ravalement

Un ravalement se perd rarement sur le chantier. Il se perd avant, sur une teinte refusée, une déclaration oubliée ou un échafaudage que personne n’avait chiffré.

Nous vérifions les règles de votre commune avant de chiffrer

  • Deux maisons identiques, à quinze kilomètres l’une de l’autre, ne relèvent pas des mêmes obligations. L’une devra une déclaration préalable et un avis sur la teinte, l’autre rien du tout.
  • Nous appelons donc le service urbanisme avant de vous remettre un devis, plutôt que de vous laisser découvrir la contrainte une fois l’échafaudage monté. C’est gratuit et cela évite le seul incident vraiment coûteux d’un ravalement.

Nous ne vous promettons pas une teinte avant l’accord

  • En secteur protégé, la couleur d’une façade ne se choisit pas dans un nuancier de fabricant mais dans la palette que la commune ou l’Architecte des Bâtiments de France retient. C’est frustrant, et c’est ainsi.
  • Nous préférons vous l’annoncer au premier rendez-vous. Un devis signé sur une teinte qui sera refusée oblige à tout reprendre, et l’entreprise qui l’a laissé passer n’en assume jamais le surcoût.

Peinture et enduit sont chiffrés séparément

  • Un ravalement en peinture et une réfection d’enduit ne sont pas le même ouvrage, ni le même budget, ni la même durée de vie. Nous réalisons les deux, et nous les présentons sur deux lignes distinctes.
  • Vous voyez alors ce que coûte réellement le choix, au lieu d’un prix global qui masque la solution retenue. La technique de mise en oeuvre est détaillée sur notre page peinture extérieure.

L’échafaudage et les abords figurent au devis

  • C’est le poste qui explique le plus grand écart entre deux devis de ravalement. Un chiffrage qui ne le mentionne pas ne se compare pas à un chiffrage qui l’inclut, et la différence se règle en fin de chantier.
  • Quand l’échafaudage empiète sur le domaine public, trottoir ou rue, une autorisation d’occupation se demande en mairie, parfois avec une redevance. Nous vous le disons avant, et nous nous en chargeons.

Le parcours administratif, étape par étape

Quatre de ces six étapes se passent en mairie, pas sur votre façade. Elles ne coûtent rien et elles décident de tout le reste.

Savoir si vous y êtes obligé

  • L’obligation de ravaler n’est pas générale. Le code de la construction et de l’habitation prévoit que les façades soient tenues en bon état, mais l’obligation périodique ne s’applique que dans les communes qui l’ont mise en place.
  • C’est une injonction du maire qui la déclenche, adressée au propriétaire. Tant qu’elle n’est pas venue, vous ravalez quand vous le décidez. La seule façon de savoir où vous en êtes est de le demander en mairie.

Vérifier si une déclaration est exigée

  • Un ravalement à l’identique n’appelle pas partout une déclaration préalable. Elle devient nécessaire quand la commune l’a rendue obligatoire par délibération, quand vous êtes en secteur protégé, ou quand l’aspect extérieur change.
  • Changer de couleur, c’est modifier l’aspect. C’est le point que l’on découvre le plus tard : passer d’un beige à un gris n’est pas un entretien, c’est une modification, et cela se déclare.

Le dépôt du dossier

  • Le dossier se monte avec des pièces simples : un plan de situation, des photographies de la façade dans son environnement, et la description précise des matériaux et des teintes retenues, références à l’appui.
  • Nous fournissons les éléments techniques qui vous manquent, nature du revêtement et références de teinte. Le dossier reste déposé à votre nom : c’est le propriétaire qui déclare, pas l’entreprise.

L’instruction, et l’avis de l’ABF

  • Aux abords d’un monument historique ou en site patrimonial remarquable, l’Architecte des Bâtiments de France est consulté. Le Pays d’Auge en compte beaucoup, et un simple clocher suffit à placer une rue entière dans son périmètre.
  • Le délai d’instruction s’allonge alors, et l’avis peut imposer une teinte, un aspect de finition ou un matériau. Il vaut mieux le savoir au premier rendez-vous qu’au moment de commander la peinture.

L’affichage et les travaux

  • L’autorisation s’affiche sur le terrain, visible depuis la voie publique, pendant toute la durée du chantier. C’est cet affichage qui fait courir le délai pendant lequel un tiers peut contester.
  • Le chantier peut alors commencer : échafaudage, nettoyage, traitement, réparation puis finition. Le détail de cette mise en oeuvre est décrit sur notre page peinture extérieure.

La déclaration d’achèvement

  • Une déclaration d’achèvement se dépose en fin de travaux quand une autorisation avait été obtenue. Elle referme le dossier et atteste que ce qui a été fait correspond à ce qui avait été déclaré.
  • Conservez le dossier avec vos factures. Il sera demandé à la vente du bien, et il prouve que le ravalement a été régulièrement autorisé, ce qui évite une mauvaise surprise chez le notaire.

Quatre façades du Pays d’Auge, quatre traitements

La commune impose souvent un rendu. Encore faut-il que votre mur puisse le recevoir. Chaque pile se lit du bas vers le haut.

Ce que chaque type de façade accepte, et ce qu’il refuse.

  • Enduit existant sondé
  • Parties creuses purgées
  • Réparations et impression
  • Peinture ou enduit neuf

La façade enduite

C’est le cas le plus courant, et celui où le diagnostic décide du budget. Un enduit se sonde au marteau : les parties qui sonnent creux ont perdu leur adhérence et se purgent, quel que soit leur aspect en surface. Repeindre par-dessus un enduit décollé revient à peindre quelque chose qui va tomber. Selon ce que la sonde révèle, deux voies s’ouvrent : une remise en peinture avec réparations ponctuelles, ou une réfection d’enduit sur tout ou partie de la façade. Nous réalisons les deux, et c’est le relevé qui tranche, pas le devis le moins cher.

  • Pierre nettoyée en douceur
  • Joints dégradés repris
  • Mortier à la chaux
  • Mur laissé respirant

La pierre et la maçonnerie ancienne

Un mur ancien évacue l’humidité par ses parements et par ses joints. C’est pourquoi il se traite à la chaux et non au ciment : un mortier trop étanche bloque cette évaporation, l’eau ressort ailleurs et fait éclater la pierre autour du joint. Le même raisonnement vaut pour les revêtements filmogènes, qui donnent un beau résultat la première année et des cloques ensuite. Le nettoyage suit la même prudence : plus la méthode est douce, moins on ouvre la porosité de la pierre. C’est l’esprit de notre plâtrerie traditionnelle.

  • Bois de structure examiné
  • Panneaux repris à la chaux
  • Bois laissé apparent
  • Teintes soumises à l’avis

Les pans de bois, ou colombage

C’est la façade emblématique du Pays d’Auge, et celle qui pardonne le moins. Le bois de structure et le remplissage entre les bois n’ont pas le même comportement : ce qui referme les panneaux doit rester perméable, faute de quoi l’humidité se concentre au contact du bois et l’attaque là où personne ne la voit. Un enduit ciment sur un colombage est la faute classique, et elle se répare cher. Nous intervenons sur ces façades, et c’est justement là que l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France est le plus souvent requis, y compris sur la teinte des bois.

  • Brique nettoyée sans agresser
  • Joints creusés, refaits
  • Aucune peinture de recouvrement
  • Hydrofuge seulement si utile

La brique apparente

Une brique de parement se ravale surtout par ses joints. Ce sont eux qui se dégradent en premier et qui laissent entrer l’eau, alors que la brique elle-même tient longtemps. On les creuse et on les refait, sans passer au nettoyeur à haute pression, qui décape la peau cuite de la brique et la rend beaucoup plus absorbante ensuite. Recouvrir une brique de peinture est possible, mais c’est une décision sans retour : on ne revient pas à l’apparent après. En secteur protégé, elle est d’ailleurs souvent refusée.

Commençons par votre mairie

Nous venons sonder l’enduit, relever les surfaces et les accès, puis nous vérifions auprès du service urbanisme ce que votre commune exige. Le devis arrive ensuite, avec la peinture et l’enduit sur deux lignes, l’échafaudage compris.

Ce sont des démarches gratuites, et elles suppriment le seul risque réel d’un ravalement : découvrir la contrainte quand tout est commandé.

Une façade à reprendre

Dites-nous votre commune et l’aspect actuel de la façade. Nous vous dirons ce qui est exigé chez vous avant de parler travaux.

Où nous ravalons vos façades

Nous travaillons depuis Lisieux, dans le Pays d’Auge et les communes voisines, dont beaucoup relèvent d’un secteur protégé.

  • Lisieux
  • Deauville
  • Trouville-sur-Mer
  • Honfleur
  • Pont-l'Évêque
  • Cabourg
  • Caen
  • Bernay
  • Falaise
  • Orbec
  • Livarot
  • Saint-Pierre-en-Auge

Une fois les autorisations obtenues

Cette page traite ce qui précède le chantier. Voici les pages qui traitent le chantier lui-même.

Peinture extérieure

La mise en oeuvre : les six étapes du chantier, les quatre classes d’imperméabilité et ce que chaque support demande.

Plâtrerie traditionnelle

Les enduits à la chaux et le bâti ancien, quand la façade demande un mortier qui laisse le mur respirer.

Peintre en bâtiment

La page mère du métier, et l’ensemble de nos travaux de peinture intérieure comme extérieure.

Isolation des murs intérieurs

Quand l’humidité d’un mur ne vient pas de la façade mais d’une remontée capillaire ou d’un défaut de ventilation.

Questions fréquentes sur le ravalement

Les questions qui portent sur les règles et les démarches. Celles qui portent sur la mise en oeuvre figurent sur notre page peinture extérieure.

Le ravalement est-il obligatoire tous les dix ans ?

Non, pas partout, contrairement à ce qu’on lit souvent. Le principe posé par le code de la construction et de l’habitation est que les façades soient tenues en bon état. L’obligation périodique, elle, ne s’applique que dans les communes qui l’ont mise en place, et c’est une injonction adressée par le maire au propriétaire qui la déclenche. Tant que cette injonction n’est pas venue, vous ravalez quand vous le décidez, et personne ne peut vous l’imposer au motif d’une règle générale. La seule réponse fiable pour votre adresse s’obtient auprès du service urbanisme de votre commune. Nous posons systématiquement la question avant de chiffrer.

Faut-il une déclaration préalable pour ravaler ?

Cela dépend de trois choses : votre commune, votre situation et ce que vous changez. Une déclaration devient nécessaire quand le conseil municipal l’a rendue obligatoire sur son territoire, quand vous vous trouvez en secteur protégé ou aux abords d’un monument historique, ou quand les travaux modifient l’aspect extérieur du bâtiment. Ce dernier point est celui qui surprend le plus : refaire à l’identique et changer de couleur ne sont pas la même chose au regard de l’urbanisme. Passer d’un beige à un gris est une modification d’aspect, donc une déclaration. Nous vérifions ce point avec la mairie avant votre devis.

Puis-je choisir librement la couleur de ma façade ?

Rarement dans le Pays d’Auge, et c’est la mauvaise nouvelle qu’il vaut mieux entendre au début. Beaucoup de communes disposent d’un nuancier de teintes admises, souvent annexé au plan local d’urbanisme. En secteur protégé ou aux abords d’un monument historique, l’Architecte des Bâtiments de France peut en outre imposer une teinte ou un aspect de finition. Nous ne vous laissons donc jamais signer un devis sur une couleur qui n’a pas été validée : ce serait vous exposer à tout reprendre à vos frais. Nous partons de la palette admise, puis nous choisissons dedans avec vous.

Que se passe-t-il si je ravale sans déclarer ?

Vous prenez deux risques, et le second est le plus concret. Le premier est une infraction au code de l’urbanisme, avec la possibilité pour la commune d’exiger une remise en conformité, c’est-à-dire de refaire la façade à vos frais. Le second se manifeste des années plus tard, à la vente : le notaire demande les autorisations d’urbanisme, et leur absence bloque ou retarde la transaction, quand elle ne fait pas baisser le prix. Comme la déclaration est gratuite et que le dossier se monte avec des pièces simples, l’économie réalisée en s’en passant est nulle. Nous vous accompagnons sur les pièces techniques.

Comment savoir si je suis en secteur protégé ?

En le demandant en mairie, et cela prend un appel. Le cas le plus fréquent dans notre région n’est pas le site patrimonial remarquable mais les abords d’un monument historique : dès qu’une église, un manoir ou une halle est classé ou inscrit, un périmètre s’applique autour, et il englobe souvent des rues entières de maisons ordinaires. Beaucoup de propriétaires ignorent en relever. Concrètement, cela signifie que votre dossier sera soumis à l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France, que le délai d’instruction s’allonge et que la teinte comme l’aspect de finition peuvent être imposés.

Faut-il repeindre ou refaire l’enduit ?

C’est la sonde au marteau qui répond, pas le devis. On parcourt la façade en frappant l’enduit : les zones qui sonnent creux ont perdu leur adhérence au support et se purgent, même si rien ne se voit en surface. Quand ces zones restent limitées, une remise en peinture avec réparations ponctuelles suffit et coûte nettement moins cher. Quand elles s’étendent, repeindre reviendrait à appliquer une finition sur quelque chose qui va se détacher : la réfection d’enduit s’impose. Nous réalisons les deux, ce qui nous permet de vous dire lequel votre façade demande sans avoir d’intérêt à pousser l’un ou l’autre.

Intervenez-vous sur les maisons à pans de bois ?

Oui, et c’est un type de façade qui demande une prudence particulière. Le principe à retenir est que le remplissage entre les bois doit rester perméable : un enduit ciment appliqué sur un colombage enferme l’humidité contre la structure et l’attaque de l’intérieur, sans que rien ne se voie avant plusieurs années. C’est une faute courante et sa réparation coûte bien plus cher que le ravalement lui-même. Ces façades sont aussi celles qui relèvent le plus souvent de l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France, y compris pour la teinte des bois apparents, qui ne se choisit pas plus librement que celle des panneaux.

L’échafaudage est-il compris dans le devis ?

Dans le nôtre, oui, et il y figure sur une ligne visible. C’est le poste qui explique le plus grand écart entre deux devis de ravalement : un chiffrage qui ne le mentionne pas ne se compare pas à un chiffrage qui l’inclut, et la différence réapparaît en fin de chantier. Un point s’y ajoute quand l’échafaudage empiète sur le trottoir ou la rue : une autorisation d’occupation du domaine public se demande alors en mairie, et certaines communes appliquent une redevance à la durée. Nous nous chargeons de cette demande et nous vous indiquons le coût éventuel avant la signature.

Combien de temps avant de pouvoir commencer ?

Cela dépend de votre situation, et nous préférons ne pas annoncer un délai que nous ne maîtrisons pas. Sans déclaration exigée, le chantier se planifie comme n’importe quel autre, avec la seule contrainte de la saison : une façade se peint hors gel et hors forte chaleur. Avec une déclaration, il faut compter le temps d’instruction de la mairie, auquel s’ajoute une période supplémentaire lorsque l’Architecte des Bâtiments de France est consulté. Le plus sage est d’engager les démarches bien avant la période où vous souhaitez les travaux : c’est gratuit, et cela ne vous engage pas à les faire.