
Carreleur et chapiste
Pose de carrelage et de faïence à Lisieux et dans le Calvados
Un carrelage est une grille. Elle a un point de départ, et ce point décide où tomberont toutes les coupes de la pièce. C’est la décision la moins spectaculaire du chantier, et la seule qui ne se reprend pas.
Ce qui se décide avant la colle
Nous posons la pièce à blanc, sans colle, et nous la regardons avec vous. C’est le seul moment où déplacer une ligne de joint ne coûte rien.
- Point de départ arrêté avec vous
- Coupes placées hors du champ de vision
- Format, joint et calepinage écrits au devis
Nos engagements sur un chantier de carrelage
Le carrelage est le revêtement le plus durable que nous posions, et c’est précisément pour cela qu’une erreur y reste. Nos quatre engagements portent sur le moment où tout se joue encore.
La pose à blanc, avant la première colle
- Avant d’ouvrir un sac de colle, nous posons les carreaux à sec sur le sol de la pièce, au cordeau, sur les deux axes. Le calepinage cesse alors d’être une idée pour devenir quelque chose que vous voyez et que vous pouvez contester.
- Vous voyez la largeur de la coupe qui tombera contre chaque mur, le carreau qui arrivera sous la porte, et l’endroit où la grille se décalera si la pièce n’est pas d’équerre. Un carrelage collé, lui, ne se déplace plus d’un centimètre.
Les coupes, décidées et non subies
- Aucune pièce n’est un multiple exact du carreau : il y aura donc des coupes, la question est seulement de savoir où. Une pose démarrée bêtement dans un angle finit par une lamelle de trois centimètres en plein milieu du champ de vision.
- Nous plaçons les coupes là où le regard ne va pas : sous les meubles bas, derrière la porte, contre le mur le moins vu depuis l’entrée de la pièce, et nous les équilibrons de part et d’autre plutôt que de tout rejeter d’un côté.
Six points que vous pouvez vérifier vous-même
- Un carrelage se juge sans être du métier, à condition de savoir où regarder. Le carreau qui sonne creux sous le doigt, la marche d’un carreau à l’autre que l’on sent au pied nu, la régularité du joint, l’endroit où tombe la coupe, le traitement des angles sortants et la planéité sous une règle.
- Nous vous donnons ces six points avant de commencer, et nous faisons la réception avec vous en les reprenant un par un. Une entreprise qui annonce sa grille de contrôle à l’avance s’oblige à la tenir.
Notre périmètre de pose, précisé d’emblée
- Carrelage de sol et mural, faïence, grès cérame, terrasses et dallages extérieurs, ainsi que les chapes et les ragréages qui les reçoivent : c’est notre équipe, du support au joint.
- Nous ne posons ni moquette, ni sol souple, ni revêtement mural collé : ce sont d’autres produits, d’autres colles et une autre norme, et ils vivent sur notre page revêtements muraux et de sol. Le déplacement d’une évacuation reste confié à un plombier partenaire.
Du relevé au joint : le chantier pas à pas
Remarquez l’étape trois : c’est la seule qui ne produit rien de visible, et c’est celle qui décide de l’allure de la pièce pour vingt ans.
Relevé de la pièce et de ses défauts
- Une pièce n’est presque jamais d’équerre. Nous mesurons les diagonales avant tout le reste. Un écart de deux centimètres entre deux murs opposés ne se voit pas à l’oeil nu, mais il se lit sur la dernière rangée de carreaux, qui s’affine d’un bout à l’autre.
- Ce que nous regardons ensuite. Le sens de la lumière dominante, la position des seuils et des portes, ce que la pièce recevra comme meubles, et l’endroit exact depuis lequel on la découvre en entrant.
Le support, reçu ou remis en état
- Nous coulons nos chapes et nos ragréages. Le support n’est donc pas un poste que nous découvrons le jour de la pose : il fait partie du chantier, il est chiffré à part, et son délai de séchage figure au calendrier.
- Un support qui ne convient pas ne se rattrape pas à la colle. Une colle épaissie pour compenser un creux finit en carreau qui sonne creux. Quand le sol demande une reprise, nous le disons avant, pas pendant.
La pose à blanc et le point de départ
- La grille se cale sur ce qui se voit, pas sur un mur. Selon la pièce, l’axe de départ est celui de la porte, celui d’une baie, celui d’un îlot de cuisine ou celui du meuble vasque. Le mur, lui, n’est presque jamais droit.
- Rien n’est encollé tant que vous n’avez pas vu. Les carreaux sont posés à sec, les coupes simulées, le sens des lames arrêté. Cette étape ne fait pas avancer la surface posée d’un mètre carré, et c’est la plus rentable des six.
Encollage et pose
- La colle se peigne, elle ne s’étale pas. Au-delà d’un certain format, et systématiquement en extérieur, elle se pose des deux côtés, sur le support et au dos du carreau, pour qu’il ne reste aucun vide dessous. Le mode d’encollage retenu est écrit au devis.
- La pose collée relève du NF DTU 52.2, la pose scellée au mortier du NF DTU 52.1. Ce ne sont pas deux façons de faire la même chose : elles n’ont ni la même épaisseur, ni le même délai, ni les mêmes supports admissibles.
Les joints, et ce qu’ils encaissent
- Un joint n’est pas une finition, c’est une pièce de l’ouvrage. Il absorbe la tolérance de fabrication des carreaux et les mouvements du support. Un carrelage posé bord à bord ne tient pas mieux : il casse plus tôt.
- Une grande surface se recoupe. En intérieur, un sol carrelé d’un seul tenant se fractionne tous les soixante mètres carrés environ, par un joint d’au moins cinq millimètres traversant toute l’épaisseur de la colle et du carrelage. Dehors, ce découpage est bien plus rapproché.
Nettoyage, puis réception en six points
- Le voile de ciment se retire tant qu’il est jeune. Passé quelques jours, il faut un produit acide et de l’huile de coude, et le joint en souffre. Le nettoyage fait partie de la pose, il n’est pas une option.
- La réception se fait avec vous, sur les six points annoncés. Nous vous disons aussi quand la pièce redevient utilisable, ce qui n’est pas le jour où le dernier carreau est posé.
Quatre calepinages comparés, avec leur coût en coupes
Le calepinage n’est pas un motif choisi sur catalogue : c’est une décision qui engage la quantité de coupes, le temps de pose et la quantité de carreaux à commander. Ces quatre-là sont les plus demandés, et ils ne coûtent pas la même chose.

- La pose droite, joints alignés
Les carreaux forment une grille régulière dans les deux sens. C’est le calepinage le plus économe en coupes et le plus rapide à poser, mais c’est aussi le plus sévère : une grille alignée dénonce le moindre défaut d’équerrage de la pièce, et il n’y a rien pour le rattraper. - La pose décalée, dite coupe de pierre
Chaque rangée est décalée par rapport à la précédente. Le décalage casse l’alignement des joints, ce qui pardonne beaucoup et donne un sol plus calme à regarder. Sur des carreaux longs et légèrement bombés, un décalage de moitié fait ressortir la bosse : on le réduit alors au tiers. - La pose en diagonale
La grille tourne de quarante-cinq degrés. Elle élargit visuellement une pièce étroite et détourne le regard d’un mur qui n’est pas droit, mais elle impose une coupe sur tout le pourtour, et donc davantage de perte et de temps. C’est le calepinage qui se décide au devis, jamais en cours de chantier. - Les lames imitation parquet
Un carreau long et étroit qui imite le bois. Deux décisions le gouvernent : le sens des lames, qui se prend d’après la lumière et la longueur de la pièce, et le mélange des teintes, qui doit se faire en piochant dans plusieurs boîtes à la fois. Une pose faite boîte après boîte laisse des plages de couleur que rien n’efface.

La coupe que l’on voit en entrant
Sur un mur de faïence, la ligne qui compte est celle du haut et celle des angles. Une crédence qui commence par un carreau entier en bas finit souvent par une lamelle sous les meubles hauts, exactement à hauteur d’oeil.
Nous venons mesurer la pièce et regarder d’où on la découvre avant de dire par où nous commencerons. La visite ne vous engage pas.
Un projet de carrelage
Nous relevons les diagonales de la pièce, l’état du support et les niveaux, puis nous chiffrons poste par poste, calepinage et coupes compris.
Sous le carreau : chape, ragréage ou ancien sol
Chaque pile se lit du bas vers le haut : ce qui vient en premier, puis ce que vous verrez à la fin. Le carreau est toujours la dernière couche, et c’est la seule que l’on choisit en magasin.
Quatre situations courantes, et l’ordre dans lequel elles se montent.
- Dalle ou plancher
- Chape, à sa cote
- Primaire, puis colle peignée
- Carreau, joint, plinthe
Un sol neuf, sur chape
Nous coulons la chape et nous posons dessus, ce qui règle le problème le plus banal des chantiers à deux entreprises : celui qui carrelle reproche au sol ce que celui qui l’a coulé jugeait conforme. La chape se cale à sa cote finale en tenant compte de l’épaisseur du carreau et de la colle, de façon à retomber juste sur les seuils des pièces voisines. Le séchage se compte en semaines et non en jours : il figure au calendrier, avec sa date.
- Ancien sol déposé
- Ragréage tiré à la lisseuse
- Colle peignée
- Carreau, joint, plinthe
Un sol ancien à rattraper
C’est le cas le plus fréquent en rénovation, et celui qui fait le plus varier un devis. Un ragréage n’est pas une formalité : son épaisseur dépend du creux réel, elle se mesure à la règle et non à l’oeil, et elle peut à elle seule demander une journée de plus et remonter le niveau du sol au point d’obliger à raboter une porte. Nous le chiffrons comme un poste à part entière, avec sa surface, plutôt que de le noyer dans le prix au mètre carré de la pose.
- Ancien carrelage sondé
- Ponçage et primaire d’accroche
- Colle adaptée
- Carreau, joint, seuil rattrapé
Une pose sur un carrelage existant
Poser sur l’ancien évite une dépose salissante, du bruit et des gravats, et c’est parfois la bonne solution. Elle ne se décide pourtant qu’après avoir sondé l’ancien sol carreau par carreau : un support qui sonne creux par endroits n’en portera pas un second. Il faut aussi accepter la conséquence géométrique, qui est de remonter le sol de plus d’un centimètre, et donc de reprendre les seuils, parfois le bas des portes et la plinthe.
- Support en pente
- Double encollage systématique
- Carreau non gélif, antidérapant
- Joints rapprochés, périphérie libre
Une terrasse, dehors
Dehors, tout est plus sévère. Le support est en pente pour que l’eau parte, le carreau doit être non gélif, le double encollage est systématique et le découpage par joints bien plus rapproché qu’en intérieur, parce qu’une dalle exposée au soleil travaille toute la journée. L’adhérence se choisit sur une échelle, R9 à R13 pour un sol foulé chaussé, A, B ou C pour un sol foulé pieds nus, réunies par la norme NF EN 16165. Un carreau d’intérieur posé sur une terrasse ne tient pas un hiver normand.
Nos prestations de carrelage en détail
Quatre pages détaillent chacune une situation : ce qu’elle demande comme support, ce qui s’y décide avant la pose, et ce qui se vérifie à la réception.
Pose de carrelage sol et mur
Le support, la chape et le ragréage, puis la pose au sol et au mur, avec le calepinage arrêté avant la première colle.
Carrelage de salle de bain
Le grand format et l’imitation parquet dans une pièce d’eau : moins de joints à entretenir, mais un support bien plus exigeant.
Carrelage de cuisine
Un sol qui reçoit des chutes et des taches, et une crédence dont la ligne haute se cale sur les meubles, pas sur le plafond.
Pose de faïence
La faïence murale, ses angles sortants et ses arrêts : le détail qui distingue un mur posé d’un mur bien posé.
Où nous posons vos carrelages
Nous travaillons depuis Lisieux, dans le Pays d’Auge et les communes voisines.
- Lisieux
- Deauville
- Trouville-sur-Mer
- Honfleur
- Pont-l'Évêque
- Cabourg
- Caen
- Bernay
- Falaise
- Orbec
- Livarot
- Saint-Pierre-en-Auge
Questions fréquentes sur la pose de carrelage
Ce que les propriétaires nous demandent avant de faire poser un carrelage. Les réponses disent aussi ce que nous ne promettons pas.
Par où commence-t-on un carrelage, et pourquoi cela change tout ?
Pas par un angle, contrairement à ce que l’on croit. Le point de départ se cale sur l’axe le plus regardé de la pièce : celui de la porte d’entrée, celui d’une baie vitrée, celui d’un îlot de cuisine ou celui du meuble vasque. La raison est géométrique : les coupes se retrouvent toujours en fin de course, contre les murs, et un départ mal choisi les rejette toutes du même côté, parfois sous forme d’une lamelle de quelques centimètres en plein champ de vision. Comme aucune pièce n’est parfaitement d’équerre, le départ décide aussi de la façon dont l’écart se répartit. C’est pour cela que nous posons à blanc avant d’encoller.
Peut-on poser un carrelage sur un carrelage existant ?
Souvent oui, et c’est parfois la meilleure solution : la dépose d’un carrelage scellé est bruyante, salissante et lente, et elle abîme la chape en dessous. Deux conditions doivent être réunies. L’ancien sol doit être sain, ce qui se vérifie en le sondant carreau par carreau, sans se contenter d’un coup d’oeil : un support qui sonne creux par endroits n’en portera pas un second. Et il faut accepter de remonter le niveau du sol de plus d’un centimètre, ce qui oblige à reprendre les seuils, parfois à raboter le bas d’une porte. Nous vous disons lequel des deux chemins nous recommandons, et pourquoi.
Peut-on poser du carrelage sans joint ?
Non. Le joint n’est pas une finition décorative que l’on pourrait supprimer pour faire plus net : c’est une pièce de l’ouvrage. Il absorbe la tolérance de fabrication des carreaux, qui ne sortent jamais tous exactement à la même cote, et il encaisse les mouvements du support et les variations de température. Un carrelage posé bord à bord ne tient pas mieux, il casse plus tôt, et les carreaux s’épaufrent sur leurs arêtes. Ce qui se discute, en revanche, c’est la largeur du joint et sa teinte, qui changent complètement l’allure d’un sol : un joint assorti au carreau efface la grille, un joint contrasté la dessine.
Pourquoi faut-il couper une grande surface carrelée ?
Parce qu’un sol carrelé travaille avec son support, et qu’un ouvrage d’un seul tenant finit par fissurer là où il n’a pas été prévu de le faire. En intérieur, une surface carrelée se fractionne donc environ tous les soixante mètres carrés, par un joint d’au moins cinq millimètres qui traverse toute l’épaisseur de la colle et du carrelage. Un joint souple est également laissé en périphérie, contre les murs, où la plinthe le masque. En extérieur, où la dalle chauffe et refroidit chaque jour, ce découpage est nettement plus rapproché. Ces joints se voient un peu, et c’est le prix d’un sol qui ne se fend pas.
Quelle différence entre du grès cérame et de la faïence ?
Ce sont deux produits différents, et la confusion coûte cher. La faïence est un carreau mural : sa pâte est poreuse, elle est légère, fine, facile à couper, et elle ne supporte pas d’être piétinée. Le grès cérame est dense et dur, il se pose au sol comme au mur, et c’est lui que l’on emploie dès qu’il y a du passage. En pratique, une faïence posée au sol se fend en une saison, tandis qu’un grès cérame posé au mur oblige à une colle et parfois à un encollage différents à cause de son poids. Nous écrivons au devis la nature exacte du carreau retenu pour chaque surface.
Quel carrelage choisir pour une terrasse en Normandie ?
Deux critères commandent, et aucun des deux n’est esthétique. Le carreau doit être non gélif, faute de quoi l’eau qu’il absorbe le fera éclater au premier hiver un peu franc. Et son adhérence doit correspondre à l’usage : elle se lit sur une échelle, R9 à R13 pour une surface foulée chaussée, A, B ou C pour une surface foulée pieds nus, les deux étant réunies par la norme NF EN 16165. Le reste suit : une pente pour que l’eau parte, un double encollage systématique, et des joints de fractionnement bien plus rapprochés qu’en intérieur. Un carreau d’intérieur posé dehors ne passe pas l’hiver, quelle que soit la qualité de la pose.
Coulez-vous la chape, ou faut-il une autre entreprise ?
Nous la coulons. Chape et ragréage font partie du chantier, ce qui évite la situation la plus banale des chantiers à deux entreprises : celui qui pose le carrelage reproche au sol ce que celui qui l’a coulé jugeait conforme, et le propriétaire arbitre entre les deux. Cela nous engage aussi sur la cote finale du sol, qui doit retomber juste sur les seuils des pièces voisines une fois l’épaisseur du carreau et de la colle ajoutée. En revanche, le déplacement d’une évacuation ou la reprise d’une colonne restent confiés à un plombier partenaire, comme sur nos chantiers de salle de bain.
Un carrelage est-il couvert par la garantie décennale ?
Pas en tant que revêtement. La garantie décennale vise les ouvrages qui compromettent la solidité du bâtiment ou le rendent impropre à sa destination : sur nos chantiers, elle concerne l’imperméabilité d’une façade et l’étanchéité d’une salle d’eau, et non le fait d’avoir posé un carreau. Un défaut de pose relève de la garantie de parfait achèvement, qui court un an après la réception, et de notre responsabilité contractuelle. Nous préférons l’écrire clairement plutôt que d’afficher un mot rassurant qui ne recouvrirait pas ce que vous croyez, et nous vous remettons nos attestations d’assurance avec le devis.
Combien de temps la pièce reste-t-elle inutilisable ?
Plus longtemps que la durée de pose, et c’est la mauvaise surprise la plus fréquente. Il faut compter la préparation du support, le séchage d’un ragréage ou d’une chape qui se mesure en semaines et non en jours, la pose elle-même, puis le délai avant de pouvoir marcher sur les carreaux, et enfin le jointoiement et le nettoyage. Sur une salle de bain ou une cuisine, cela signifie que la pièce est hors service par intermittence sur plusieurs semaines. Nous écrivons au devis quelles pièces sont indisponibles et pendant combien de temps, séchages compris, plutôt que d’annoncer une durée de chantier qui ne compte que nos journées de présence.