Accueil » Pose de carrelage sol et mur dans le Calvados
Séjour fraîchement carrelé en grès cérame effet marbre, grands carreaux posés droit à joints alignés, établi et bâches de chantier encore en place devant la baie vitrée

Carrelage sol et mur

Pose de carrelage au sol et au mur à Lisieux et dans le Calvados

Un carrelage rate rarement en surface. Le carreau qui sonne creux, la fissure qui traverse la pièce, le mur qui se descelle : la cause est toujours dessous, et elle a été décidée avant que le premier carreau ne parte.

Ce que le carreau recouvre

Nous mesurons le support avant de le chiffrer, et nous écrivons ce que nous avons trouvé plutôt que ce que nous espérions.

  • Sol relevé à la règle, creux notés
  • Ragréage chiffré en poste séparé
  • Ancien support sondé avant devis

Mesuré avant tout chiffrage : planéité, sondage, humidité

Le prix d’une pose de carrelage se joue à quatre-vingts pour cent sur l’état du support. Un devis qui ne dit rien du support ne dit rien du prix.

Le sol se relève à la règle de deux mètres

  • Nous passons une règle de deux mètres sur le sol, dans plusieurs directions, et nous notons les creux là où ils se trouvent. Un sol paraît plat tant qu’on marche dessus : il cesse de l’être dès qu’on pose un carreau rigide de soixante centimètres.
  • Le relevé décide de tout ce qui suit : s’il faut ragréer, sur quelle épaisseur, et donc de combien le sol va remonter. C’est ce chiffre, et non le prix du carreau, qui fait varier deux devis du simple au double.

Le ragréage, chiffré comme un poste à part entière

  • Il apparaît sur notre devis avec sa surface, son épaisseur estimée et son prix, séparé de la pose. Noyé dans un prix au mètre carré, il devient invisible, et c’est exactement là que les mauvaises surprises se logent.
  • Nous écrivons aussi ses conséquences : le sol remonte, les seuils changent de cote, une porte peut demander à être rabotée, et il faut attendre le séchage avant de poser quoi que ce soit dessus.

L’existant est sondé avant d’être recouvert

  • Avant de proposer une pose sur un ancien carrelage, un ancien enduit ou un plancher, nous le sondons. Cela consiste à frapper la surface et à écouter : un support creux ou fissuré ne portera pas ce qu’on lui ajoute.
  • Quand le sondage est mauvais, nous le disons et nous chiffrons la dépose, même si cela rend le devis moins séduisant. Poser sur un support qui bouge revient à programmer le sinistre, et il arrive après le paiement.

Plinthes, seuils et profilés, inclus au devis

  • Plinthes, seuils de porte, nez de marche, profils d’angle, joints souples en périphérie et raccords avec les autres revêtements : ce sont eux qui font l’aspect fini, et ce sont eux qu’on retrouve en avenant quand ils n’ont pas été écrits.
  • Nous les chiffrons dès le départ, en indiquant le matériau retenu. Une plinthe carrelée, une plinthe bois et un joint peint ne coûtent pas la même chose et ne se ressemblent pas.

Quatre défauts qui se voient, et leur cause qui ne se voit pas

Aucun de ces quatre défauts ne vient du carreau. Tous les quatre viennent de ce qui a été fait, ou pas fait, avant qu’il ne soit posé.

Le carreau qui sonne creux

  • Ce que vous entendez. Un son sec et vide quand vous frappez le carreau du doigt ou du talon, alors que ses voisins rendent un son plein.
  • La cause. La colle n’a pas rempli tout le dessous. Elle a été étalée en plots au lieu d’être peignée, ou le carreau a été posé trop tard, sur une colle qui avait déjà commencé à sécher en surface. Le vide ne se comble jamais tout seul, et le carreau finit par casser au premier choc.

La fissure qui traverse plusieurs carreaux

  • Ce que vous voyez. Une ligne qui court en droite ligne d’un carreau à l’autre, souvent sur toute une pièce, et qui ne s’arrête pas aux joints.
  • La cause. Le carrelage a été collé solidaire d’un support qui bouge, ou la surface n’a pas été recoupée. Une fissure qui suit une ligne droite ne vient jamais du carreau : elle recopie une fissure du support ou l’endroit où le joint de fractionnement aurait dû se trouver.

Le carreau mural qui se descelle

  • Ce que vous voyez. Un carreau qui se décolle en emportant sa colle, souvent en partie basse d’un mur, parfois plusieurs années après la pose.
  • La cause. Un mur poussiéreux ou trop absorbant qui n’a pas reçu de primaire, ou une colle qui n’était pas prévue pour le poids du carreau. Un mur reprend une charge en porte-à-faux, ce qu’un sol ne fait jamais : c’est la différence qui explique presque tous les descellements.

La marche que l’on sent au pied nu

  • Ce que vous sentez. Une arête qui dépasse de son voisin, presque invisible, mais que le pied nu trouve immédiatement et que la lumière rasante dessine le soir.
  • La cause. Un support qui n’était pas assez plan, ou des carreaux longs légèrement bombés posés avec un décalage de moitié, qui fait se rencontrer le point haut de l’un et le point bas de l’autre. Cela se corrige au calepinage, avant la pose, jamais après.

La préparation d’après le sol existant

On ne carrelle pas de la même façon sur une chape neuve, sur un ancien carrelage, sur un plancher en bois ou sur un sol chauffant. Ce sont quatre chantiers différents sous le même mot.

Ragréage autolissant en cours de tirage, la lisseuse posée dans la matière fraîche, la dalle brute encore visible sur la moitié de la pièce
  • Une chape neuve
    Le cas le plus simple, à une condition : qu’elle soit sèche. Une chape se colle quand son humidité résiduelle est descendue sous un seuil qui se mesure à l’appareil, et non en posant la main dessus. Poser trop tôt enferme l’eau sous un matériau étanche, et elle ressort par les joints des mois plus tard, en traces blanches.
  • Un ancien carrelage
    Il peut rester en place s’il est sain, ce qui se vérifie en le sondant carreau par carreau. Il faut alors le dégraisser, le poncer ou lui appliquer un primaire d’accroche, car un carreau vitrifié n’accroche rien tel quel. Et il faut accepter que le sol remonte, avec les seuils et les portes à reprendre.
  • Un plancher en bois
    Le support le plus délicat, parce qu’il vit avec l’humidité de l’air et qu’il fléchit sous les pas. Il demande d’être rigidifié, puis désolidarisé du carrelage par une membrane, faute de quoi chaque mouvement du bois se transmet aux carreaux. C’est un chantier que nous refusons quand le plancher est trop souple, plutôt que de le tenter.
  • Un sol chauffant
    Le carrelage est le meilleur revêtement pour un plancher chauffant, parce qu’il conduit bien la chaleur. En contrepartie, l’ensemble se dilate et se rétracte à chaque cycle : le chauffage doit avoir été mis en route puis arrêté selon un protocole précis avant la pose, et les joints de fractionnement y sont plus rapprochés qu’ailleurs.

Faites regarder votre sol avant de choisir le carreau

La plupart des projets commencent par le choix du carrelage en magasin. C’est l’ordre inverse de celui qui évite les mauvaises surprises : c’est le support qui décide de ce qu’on peut poser dessus, et de ce que cela coûtera.

Nous venons relever le sol et les murs, sonder l’existant et vous dire ce que nous avons trouvé. Vous choisissez ensuite votre carreau en connaissant le budget réel du chantier.

Un sol ou un mur à carreler

Relevé à la règle, sondage de l’existant, puis un devis où le support et la pose sont deux lignes distinctes.

Carreler un mur : des règles propres au support vertical

Chaque pile se lit du bas vers le haut. Un mur reprend une charge en porte-à-faux, il n’a pas la gravité pour lui, et sa préparation n’a presque rien à voir avec celle d’un sol.

Quatre murs courants, et ce que chacun demande avant le premier carreau.

  • Plaques vissées, joints traités
  • Primaire d’accrochage
  • Colle adaptée au poids
  • Carreau, joint, profil d’angle

Un mur en plaques de plâtre

Le support le plus fréquent en rénovation, et celui où la question du poids se pose vraiment. Une plaque ne reprend pas indéfiniment de la charge collée : le format et l’épaisseur du carreau retenu ne sont donc pas libres, et un grès cérame de grand format ne se pose pas sur n’importe quelle cloison. Quand la paroi doit recevoir autre chose, une barre, un meuble suspendu, un radiateur, le renfort se pose dans l’ossature avant fermeture, et cela se décide au moment de la pose des cloisons.

  • Ancien carrelage dégraissé
  • Primaire pour support fermé
  • Colle à prise renforcée
  • Carreau, joint, arrêt repris

Un ancien carrelage mural

Recouvrir une ancienne faïence évite une dépose qui abîme presque toujours le mur qu’elle recouvrait. La difficulté est que l’émail est une surface fermée sur laquelle rien n’adhère spontanément : il faut la dégraisser sérieusement, la rendre accrochante, et vérifier qu’aucun carreau ne sonne creux, car un carreau descellé en entraînera un autre. La surépaisseur se voit aux arrêts, autour des prises et contre les huisseries : ces reprises se chiffrent d’avance.

  • Mur piqué et dépoussiéré
  • Enduit de dressage
  • Primaire, puis colle
  • Carreau, joint, périphérie souple

Un mur maçonné ou ancien

Un mur de parpaing, de brique ou de pierre n’est presque jamais assez plan pour recevoir directement du carrelage : la colle n’est pas faite pour rattraper une bosse, et vouloir le faire produit exactement les carreaux qui sonnent creux. Le mur se dresse donc d’abord à l’enduit, ce qui est un ouvrage à part entière et se chiffre comme tel. Sur du bâti ancien en pans de bois ou en torchis, la question devient celle de la respiration du mur, et elle se traite avec notre page enduits à la chaux et torchis.

  • Support vérifié et sec
  • Bande d’étanchéité aux angles
  • Protection à l’eau sous carrelage
  • Carreau, joint, silicone en fond

Un mur qui reçoit de l’eau

Dès qu’un mur est exposé aux projections, le carrelage cesse d’être une finition pour devenir la couche visible d’un ouvrage d’étanchéité. Le carreau et son joint ne sont pas étanches : ce qui protège la paroi est un système appliqué dessous, avec des bandes aux angles et autour des traversées. C’est un sujet à part entière, traité sur nos pages de salle de bain, et l’un des deux seuls ouvrages sur lesquels nous engageons une garantie décennale.

Où cette pose vous mène ensuite

La pose au sol et au mur est le socle commun. Trois pièces posent ensuite des questions que celle-ci ne traite pas.

Nos prestations de carrelage

La page mère du silo : le calepinage, le point de départ, et les quatre motifs de pose avec ce que chacun coûte en coupes.

Carrelage de salle de bain

Le grand format et l’imitation parquet dans une pièce d’eau : moins de joints à entretenir, un support bien plus exigeant.

Carrelage de cuisine

Un sol qui reçoit des chutes et des taches, et une crédence dont la ligne haute se cale sur les meubles, pas sur le plafond.

Pose de faïence

La faïence murale, ses angles sortants et ses arrêts : le détail qui distingue un mur posé d’un mur bien posé.

Où nous posons vos sols et vos murs

Nous travaillons depuis Lisieux, dans le Pays d’Auge et les communes voisines.

  • Lisieux
  • Deauville
  • Trouville-sur-Mer
  • Honfleur
  • Pont-l'Évêque
  • Cabourg
  • Caen
  • Bernay
  • Falaise
  • Orbec
  • Livarot
  • Saint-Pierre-en-Auge

Questions fréquentes sur la pose au sol et au mur

Les questions qui portent sur le support et sur la mise en oeuvre. Celles qui portent sur le choix du motif figurent sur la page mère.

Qu’est-ce qu’un ragréage, et est-il toujours nécessaire ?

C’est un mortier fluide que l’on verse sur le sol et qui s’étale presque seul pour rattraper les défauts de planéité. Il n’est pas systématique : sur une chape neuve et bien tirée, il ne sert à rien. Il devient indispensable dès que la règle de deux mètres révèle des creux, et d’autant plus que les carreaux retenus sont grands, puisqu’un carreau rigide ne suit pas un sol ondulé et se retrouve porté par ses angles. Nous relevons le sol avant le devis, et le ragréage y apparaît alors comme un poste distinct, avec sa surface.

Quelle épaisseur un ragréage peut-il rattraper ?

Cela dépend entièrement du produit retenu, et c’est la raison pour laquelle nous ne donnons pas de chiffre général : chaque mortier a sa plage d’épaisseur, écrite sur son sac, et un produit employé hors de cette plage fissure ou ne durcit pas correctement. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’un ragréage sert à corriger un défaut de planéité, pas à rattraper une pente ou à remonter un sol de plusieurs centimètres. Quand l’écart est trop important, la bonne réponse n’est plus le ragréage mais une chape, et cela change le calendrier autant que le prix.

Peut-on carreler sur un plancher en bois ?

Oui, mais c’est le support qui demande le plus de précautions, et le seul sur lequel il nous arrive de refuser le chantier. Un plancher fléchit sous les pas et travaille avec l’humidité de l’air, alors que le carrelage ne se déforme pas : il faut donc d’abord le rigidifier, puis désolidariser les deux par une membrane, de façon à ce que les mouvements du bois ne se transmettent pas aux carreaux. Quand le plancher est trop souple ou que sa structure ne peut pas être renforcée, nous le disons plutôt que de poser un carrelage qui fissurera.

Le carrelage convient-il à un plancher chauffant ?

C’est même le revêtement qui lui convient le mieux, parce qu’il conduit la chaleur au lieu de l’isoler, contrairement à un sol souple épais ou à une moquette. La contrepartie est que l’ensemble se dilate et se rétracte à chaque cycle de chauffe. Trois conséquences pratiques : le chauffage doit avoir été mis en service puis arrêté selon un protocole précis avant la pose, la colle et la répartition des joints de fractionnement en tiennent compte, et le sol ne se remet pas en chauffe brutalement après le chantier. Nous inscrivons ces délais au calendrier.

Un carreau qui sonne creux doit-il être refait ?

Cela dépend de l’endroit et du nombre. Un carreau isolé qui sonne creux dans un angle peu fréquenté peut être laissé et surveillé : il tiendra tant qu’il ne reçoit pas de choc. Plusieurs carreaux creux à la suite, ou un carreau creux dans un passage, se remplacent, parce que le vide sous le carreau finit par le faire casser et parce que le défaut s’étend à ses voisins. Le remplacement d’un carreau isolé au milieu d’un sol posé demande d’en avoir gardé de côté, ce qui est la meilleure raison d’en commander en supplément.

Peut-on poser du carrelage sur des plaques de plâtre ?

Oui, c’est même le support mural le plus courant en rénovation, à trois conditions. La cloison doit être suffisamment rigide, ce qui dépend de l’entraxe de son ossature et de l’épaisseur des plaques. Le poids du carrelage retenu doit rester compatible avec ce que la paroi peut porter, ce qui exclut certains très grands formats en grès cérame. Et dans une pièce d’eau, les plaques doivent être du type adapté à l’humidité et recevoir une protection à l’eau. Quand nous montons nous-mêmes la cloison, ces trois points se décident avant sa fermeture.

Faut-il des plinthes en carrelage, ou peut-on mettre autre chose ?

Les deux se font, et c’est un vrai choix esthétique plutôt qu’une contrainte technique. La plinthe carrelée, découpée dans le même carreau, se lave sans se marquer et supporte l’eau : c’est la solution des pièces humides et des passages. La plinthe en bois donne un rendu plus chaleureux et se marie mieux avec des menuiseries existantes, mais elle craint l’eau stagnante. Dans les deux cas, un joint souple est laissé entre le sol et la plinthe, parce que le carrelage doit pouvoir bouger en périphérie. Le choix figure au devis, avec son prix.

Combien de carreaux faut-il commander en plus ?

Il faut prévoir une marge pour les coupes, et elle dépend directement du calepinage : une pose droite en consomme peu, une pose en diagonale beaucoup plus, puisqu’elle impose une coupe sur tout le pourtour de la pièce. Nous calculons cette marge au devis, en fonction du motif retenu et de la forme réelle de la pièce, plutôt que d’appliquer un pourcentage forfaitaire. Nous conseillons en outre de garder quelques carreaux entiers après le chantier : les séries de fabrication changent de teinte d’une année sur l’autre, et un carreau cassé dans cinq ans ne se remplacera pas à l’identique.

Peut-on remplacer un seul carreau abîmé ?

Oui, et c’est une intervention que nous faisons. Elle consiste à retirer le joint autour du carreau, à le découper pour le sortir sans ébranler ses voisins, à nettoyer le fond puis à recoller et rejointoyer. Deux réserves à connaître avant de s’y engager. Le carreau de remplacement doit exister, d’où l’intérêt d’en avoir gardé, car les teintes varient d’une série à l’autre et un carreau neuf posé au milieu d’un sol de dix ans se remarque. Et si plusieurs carreaux sonnent creux autour de celui qui est cassé, la cause est sous le sol, et la réparation ne fera que déplacer le problème.