
Salle de bain accessible
Salle de bain accessible et PMR à Lisieux et dans le Calvados
Une douche sans marche, un sol qui n’est pas glissant, une barre qui tient. Les trois se décident au mètre près, dans votre pièce, avant que le devis ne soit écrit.
Ce que dit la règle
Les cotes d’accessibilité de l’arrêté du 24 décembre 2015 s’imposent au logement neuf. Chez vous, dans l’existant, aucune ne s’impose. Ce sont pourtant elles qui décident si un fauteuil tourne.
- Cotes relevées avant le devis
- Barres fixées dans un renfort
- Sol classé pour l’usage pieds nus
Nos engagements sur une salle de bain accessible
Adapter une salle de bain, ce n’est pas ajouter des accessoires à une pièce existante. C’est vérifier qu’un corps, debout, assis ou en fauteuil, peut y entrer, y tourner, s’y laver et en ressortir.
La cote est relevée, pas estimée
- Nous traçons au sol de votre pièce le cercle de rotation et les espaces d’usage devant chaque équipement, avant de chiffrer. Ce qui ne passe pas se voit tout de suite, et se dit tout de suite.
- Les cotes retenues sont écrites au devis : largeur de passage, diamètre obtenu, hauteur d’assise, hauteur des barres. Une adaptation qui ne tient pas ses cotes ne sert à personne.
Le support avant la barre
- Une barre de maintien sert le jour où quelqu’un glisse et se rattrape de tout son poids. Vissée dans une plaque de plâtre avec des chevilles à expansion, elle s’arrache ce jour-là.
- Nous posons un renfort continu dans la cloison, avant le carrelage, aux emplacements décidés avec vous. C’est de la plâtrerie, c’est notre métier, et cela ne se rattrape pas après coup sans tout rouvrir.
Le plain-pied rend l’étanchéité obligatoire
- Sans receveur, l’eau ruisselle directement sur le support. Le sol reçoit un système d’étanchéité liquide sous Avis Technique, pas une sous-couche d’imperméabilisation ordinaire. Nous écrivons lequel, et la surface qu’il couvre.
- C’est nous qui le mettons en œuvre, et c’est pour cela que notre garantie décennale le couvre : une étanchéité qui lâche rend le logement impropre à sa destination.
Ce que l’aide couvre, écrit à part
- MaPrimeAdapt’ ne finance pas tout ce qu’on refait dans une salle de bain. Notre devis sépare les postes liés à l’adaptation des postes de confort, pour que votre dossier n’ait pas à être refait.
- Nous ne montons pas le dossier à votre place et nous ne promettons aucun montant : l’instruction appartient à l’Agence nationale de l’habitat.
Six étapes, du tracé au sol au premier usage
La première étape se fait à genoux, un mètre à la main. C’est celle qui décide de toutes les autres.
Relevé et tracé au sol
- Ce qui se mesure d’abord. Largeur de la porte et sens de son débattement, largeur de passage jusqu’à la douche, hauteur libre au droit du bac, position réelle de l’évacuation.
- Le tracé à la craie. Le cercle de rotation et les espaces d’usage sont dessinés au sol. Vous voyez la pièce future avant qu’un seul carreau ne soit déposé.
Devis, avec les cotes écrites
- Les cotes obtenues, pas les cotes idéales. Dans une pièce existante, le cercle de rotation complet n’est pas toujours atteignable. Nous écrivons ce que la pièce permet, et ce qu’il faudrait déplacer pour aller plus loin.
- Deux colonnes séparées. Ce qui relève de l’adaptation d’un côté, ce qui relève du confort de l’autre. C’est cette séparation que demande un dossier d’aide.
Dépose et mise à nu
- La baignoire part, et le sol se découvre. C’est le moment où l’on voit l’état réel du support, la hauteur disponible sous le carrelage et ce que l’eau a fait au fil des ans.
- Un logement occupé. Nous vous disons dès le devis combien de jours la pièce sera hors service, pour que vous puissiez organiser la toilette pendant ce temps.
Renforts et forme de pente
- Les renforts d’abord. Barres de maintien, siège mural, barre de relevage aux toilettes : chaque point d’appui reçoit son renfort dans la cloison, à sa hauteur, avant fermeture.
- La pente se crée, elle ne s’improvise pas. Sans receveur, c’est la forme de pente qui conduit l’eau au siphon. Mal réglée, elle laisse une flaque qui ne part jamais.
Étanchéité et revêtements
- Le système suit le local. Une salle de bain privative est classée EB plus par le cahier du CSTB numéro 3567 : protection à l’eau sous carrelage sur les parois de la zone d’aspersion, étanchéité liquide sous Avis Technique sur le sol d’une douche de plain-pied.
- Le carrelage se choisit par son classement. Pas par sa photographie : le sol d’une douche s’use pieds nus et mouillé, et c’est un essai précis qui le dit.
Essai avant la remise des clés
- Mise en eau et écoulement. Nous vérifions que l’eau part entièrement et qu’aucune zone ne retient, siphon et points singuliers compris.
- L’essai se fait avec la personne concernée. Entrer, tourner, s’asseoir, atteindre la robinetterie, ressortir. Une cote juste sur le plan et fausse à l’usage se corrige à ce moment-là, pas six mois après.
Quatre cotes qui décident de tout
Elles viennent de l’arrêté du 24 décembre 2015, qui régit l’accessibilité des logements lors de leur construction. Dans une maison ou un appartement existant, aucune ne vous est imposée : vous n’avez aucune autorisation à demander pour adapter votre propre salle de bain. Ce sont pourtant ces quatre nombres qui font qu’un fauteuil tourne ou qu’il reste coincé, et personne ne les écrit sur un devis. Nous les relevons chez vous et nous vous disons lesquels votre pièce permet d’atteindre.

- 1,50 m de diamètre, pour tourner
C’est l’espace de manœuvre avec possibilité de demi-tour. Un fauteuil qui entre mais ne peut pas se retourner oblige à ressortir en marche arrière. C’est la cote la plus difficile à obtenir dans une pièce ancienne, et la première à vérifier. - 0,90 m sur 1,20 m, pour la douche
C’est la zone de douche accessible, avec une hauteur libre d’au moins 1,80 m au-dessus. Sous une sous-pente ou une poutre, c’est cette hauteur qui manque le plus souvent, et elle se relève avant tout le reste. - 0,80 m sur 1,30 m, devant chaque équipement
C’est l’espace d’usage : le rectangle où l’on se place pour se servir du lavabo, des toilettes ou de la douche. Il peut chevaucher le cercle de rotation, mais il ne peut pas être occupé par un meuble ou une porte qui s’ouvre. - 2 cm de ressaut, au maximum
Au delà, une roue bute et un pied accroche. La tolérance monte à 4 cm si le ressaut est chanfreiné à une pente d’au plus 33 pour cent. Quand la hauteur disponible interdit le vrai plain-pied, un receveur extra-plat donne le même usage pour quelques millimètres de ressaut.

Une barre qui s’arrache est pire que pas de barre
Une barre de maintien donne confiance. On s’y appuie, on lâche l’autre main, on transfère son poids dessus. Le jour où elle cède, la personne tombe alors qu’elle se croyait tenue, et elle tombe sans rien pour se rattraper.
Ce qui se passe derrière le carrelage ne se voit jamais et ne se contrôle plus. C’est la raison pour laquelle nous posons les renforts pendant la plâtrerie, à la hauteur décidée avec la personne concernée, debout et assise, et pas à une hauteur de catalogue.
Une salle de bain à adapter
Nous venons relever votre pièce, tracer au sol ce qui passe, et vous dire avant le devis ce que ses murs permettent réellement.
Ce qu’il y a sous une salle de bain accessible
Quatre empilements, quatre exigences différentes. Chaque pile se lit du bas vers le haut : le support d’abord, ce que l’on touche en dernier.
Sur une salle de bain accessible, la couche qui compte est toujours celle que l’on ne verra plus jamais.
- Support et siphon extra-plat
- Forme de pente vers l’écoulement
- Étanchéité liquide sous Avis Technique
- Carrelage antidérapant collé
Le sol de la douche
C’est le seul endroit du logement où l’eau tombe directement sur le support, sans bac pour la retenir. La hauteur disponible sous le carrelage décide de tout : elle doit loger le siphon, la pente et l’étanchéité. Quand elle manque, sur un plancher bois par exemple, le receveur extra-plat remplace le vrai plain-pied.
- Ossature métallique
- Renfort continu, bois ou métal
- Plaque hydrofuge et protection à l’eau
- Faïence, puis la barre
La cloison qui portera les appuis
Le renfort se pose entre les montants, avant la plaque. Nous le posons en bande continue plutôt qu’en plots ponctuels : la hauteur exacte d’une barre change souvent entre le relevé et la pose, et une bande continue laisse ce réglage possible jusqu’au dernier moment.
- Ancien carrelage déposé
- Ragréage, planéité rétablie
- Protection à l’eau en zone d’aspersion
- Carrelage de classe C
Le sol de la pièce
L’adhérence d’un carrelage se mesure sur une rampe inclinée. Pour un usage pieds nus, l’essai donne une classe A, B ou C, et c’est la classe C, la plus adhérente, qui convient au sol d’une douche. Le classement R9 à R13 que citent la plupart des fiches produit répond à un autre essai, réalisé chaussé : il ne dit rien de ce qui se passe pieds nus et savonneux.
- Bâti support scellé au sol
- Habillage renforcé
- Cuvette suspendue, hauteur choisie
- Barre de relevage rabattable
Les toilettes
Une cuvette suspendue se règle en hauteur à la pose, ce qu’une cuvette au sol ne permet pas, et elle libère le sol pour le nettoyage comme pour l’approche d’un fauteuil. La barre de relevage se rabat pour ne pas gêner les autres habitants du logement, qui continuent de se servir de la pièce.
Le reste de nos travaux de salle de bain
L’accessibilité est l’une des cinq entrées de ce métier chez nous. Les quatre pages ci-dessous détaillent les autres : créer une pièce d’eau qui n’existait pas, refaire celle qui vieillit, tirer parti d’une petite surface, et reprendre ce qui a bougé.
Création de salle de bain
Créer une pièce d’eau là où il n’y en avait pas : combles, sous-pente, chambre ou dépendance, avec les réseaux et la ventilation à amener.
Rénovation de salle de bain
Refaire une salle de bain existante, et notamment remplacer une baignoire que l’on enjambe par une douche que l’on traverse.
Aménagement de salle de bain
Tirer parti d’une petite surface, d’une pièce en longueur ou d’une sous-pente : implantation, rangements et volumes de sécurité électrique.
Dépannage et entretien
Reprendre les supports et les revêtements après un désordre : joints repris, faïence descellée, remise en état une fois le support sec.
Où nous adaptons vos salles de bain
Nous travaillons depuis Lisieux, dans le Pays d’Auge et les communes voisines.
- Lisieux
- Deauville
- Trouville-sur-Mer
- Honfleur
- Pont-l'Évêque
- Cabourg
- Caen
- Bernay
- Falaise
- Orbec
- Livarot
- Saint-Pierre-en-Auge
Questions fréquentes sur la salle de bain accessible
Ce que les familles nous demandent avant de faire adapter une salle de bain. Les réponses citent les textes et les essais chaque fois qu’ils existent, et le disent quand ils n’existent pas.
Faut-il respecter une norme pour adapter sa salle de bain chez soi ?
Non. Les cotes d’accessibilité de l’arrêté du 24 décembre 2015 s’appliquent aux logements lors de leur construction, pas à une pièce existante que vous faites adapter. Vous n’avez ni norme à respecter ni autorisation à demander. En revanche ces cotes restent la meilleure référence disponible, parce qu’elles décrivent ce dont un corps a réellement besoin pour manœuvrer. Nous les employons comme un objectif, et nous écrivons celles que votre pièce permet d’atteindre.
Quelle place faut-il pour qu’un fauteuil roulant tourne ?
Un cercle libre de 1,50 m de diamètre, c’est ce que l’arrêté appelle l’espace de manœuvre avec possibilité de demi-tour. Il peut chevaucher la zone de douche, mais pas un meuble ni le débattement d’une porte. Dans une salle de bain ancienne, c’est presque toujours la porte qui coûte le plus cher en surface : la faire ouvrir vers l’extérieur ou la remplacer par un coulissant libère souvent la cote sans toucher aux murs.
Peut-on faire une douche de plain-pied sur un plancher en bois ?
Souvent oui, mais cela se décide après un relevé, pas au téléphone. Un vrai plain-pied demande de loger sous le carrelage le siphon, la forme de pente et l’étanchéité. Quand la hauteur manque, et c’est fréquent dans les maisons anciennes du Pays d’Auge, un receveur extra-plat donne le même usage avec un ressaut de quelques millimètres. Nous relevons cette hauteur avant de vous répondre, jamais après.
Une barre de maintien peut-elle se poser sur une cloison en plaques de plâtre ?
Pas sur une plaque seule. Une barre sert le jour où quelqu’un se rattrape de tout son poids, et des chevilles à expansion dans du plâtre ne reprennent pas cet effort. Il faut un renfort dans la cloison, posé avant la plaque et avant le carrelage. C’est pour cette raison que nous décidons de l’emplacement des barres au moment du relevé et non à la fin du chantier : après, il faut rouvrir.
À quelle hauteur faut-il poser les barres ?
À la hauteur de la personne, pas à celle d’un catalogue. Nous la déterminons avec elle, debout puis assise, en refaisant les gestes réels : se relever du siège de douche, se retourner, atteindre la robinetterie. Une barre posée dix centimètres trop haut ne sera jamais utilisée. C’est la raison pour laquelle le renfort est posé en bande continue : le réglage reste possible jusqu’au dernier moment.
Quel carrelage choisir pour un sol qui ne glisse pas ?
Un carrelage classé pour l’usage pieds nus. L’adhérence se mesure sur une rampe inclinée et savonneuse, ce qui donne une classe A, B ou C ; la classe C, la plus adhérente, est celle du sol d’une douche. Attention au classement R9 à R13, beaucoup plus souvent affiché : il vient d’un essai réalisé chaussé, sur une rampe huilée, et ne dit rien du comportement pieds nus. Les deux essais sont aujourd’hui rassemblés dans la norme NF EN 16165. Nous écrivons le classement du carreau retenu sur le devis.
Existe-t-il des aides pour adapter une salle de bain ?
Oui. MaPrimeAdapt’, portée par l’Agence nationale de l’habitat, finance l’adaptation du logement à la perte d’autonomie et au handicap : douche de plain-pied, sol antidérapant, barres de maintien. Selon les barèmes en vigueur, elle couvre 50 ou 70 pour cent du montant des travaux dans la limite de 22 000 euros hors taxes, sous conditions d’âge, d’autonomie et de ressources. Elle ne finance pas les postes de confort. Notre devis les sépare pour cette raison, mais l’instruction du dossier appartient à l’Anah et nous ne le montons pas à votre place.
Combien de temps la salle de bain est-elle inutilisable ?
C’est la question qui compte le plus quand la personne concernée vit seule dans le logement. Une adaptation complète enchaîne des postes dans un ordre imposé, et trois d’entre eux imposent un séchage que rien n’accélère : l’étanchéité, la colle à carrelage et les joints. Nous annonçons le nombre de jours hors service dès le devis, et nous le tenons ou nous vous donnons une nouvelle date. Quand la contrainte est trop forte, le chantier se découpe pour laisser un point d’eau utilisable.
La garantie décennale s’applique-t-elle à ces travaux ?
Sur l’étanchéité, oui, et c’est la seule partie où elle s’applique pleinement : une étanchéité qui lâche rend le logement impropre à sa destination. Nous la mettons en œuvre nous-mêmes, elle relève donc de notre décennale. Le reste, carrelage, faïence, peinture et sanitaires, relève de la garantie de parfait achèvement pendant l’année qui suit la réception, puis de notre responsabilité contractuelle. Notre responsabilité civile professionnelle couvre les dommages causés dans le logement pendant le chantier.