
Carrelage de cuisine
Carrelage de cuisine, sol et crédence à Lisieux et dans le Calvados
Une cuisine se carrelle en deux fois, et entre les deux il y a le cuisiniste. C’est ce calendrier, et non le choix du carreau, qui décide de ce que vous pourrez encore changer dans dix ans.
Deux passages, pas un
Le sol avant la cuisine, la crédence une fois le plan de travail posé. Nous calons nos deux venues sur le calendrier du cuisiniste, pas l’inverse.
- Sous les meubles : décidé, pas subi
- Crédence relevée sur meubles posés
- Prises et hotte repérées avant coupe
Nos engagements sur un carrelage de cuisine
Une cuisine est le seul chantier où notre travail s’intercale entre deux interventions d’un autre corps de métier. Nos engagements portent d’abord sur cette coordination.
Le sol sous les meubles est une décision, pas un oubli
- Carreler toute la pièce coûte quelques mètres carrés de plus, et permet de changer de cuisine sans toucher au sol. S’arrêter au nu des meubles économise ces mètres carrés, et enferme votre sol dans l’implantation d’aujourd’hui.
- Nous posons la question avant le devis, avec ses deux conséquences chiffrées, plutôt que de trancher à votre place sur le chantier. C’est la décision la moins visible d’une cuisine, et celle qu’on regrette le plus souvent dix ans après.
La crédence se relève sur les meubles posés
- Une crédence est bornée en bas par le plan de travail et en haut par les meubles hauts. Ces deux lignes ne se devinent pas sur un plan : elles se mesurent une fois les caissons en place, réglés et de niveau.
- Nous revenons donc après le cuisiniste pour relever la hauteur réelle, pièce par pièce, avant de couper le premier carreau. C’est la seule façon d’arriver sur une hauteur qui tombe juste, sans lamelle coincée sous les meubles hauts.
Les percements sont repérés avant la coupe
- Une crédence est la surface carrelée la plus percée du logement : prises, interrupteurs, sortie de hotte, alimentation du robinet, parfois une réglette d’éclairage. Sur soixante centimètres de haut, cela fait beaucoup d’obstacles.
- Nous relevons leur position exacte avant de couper, et nous décalons le calepinage quand cela permet à une prise de tomber au milieu d’un carreau plutôt qu’à cheval sur un joint. Une prise à cheval sur un joint est le détail qui trahit une pose faite au fur et à mesure.
Nous nous calons sur le cuisiniste, pas l’inverse
- La date de livraison de la cuisine commande tout le calendrier. Notre premier passage doit être fini et sec avant elle, notre second ne peut avoir lieu qu’après. Entre les deux, il y a souvent plusieurs semaines.
- Nous appelons le cuisiniste avant d’écrire le devis, et nous inscrivons les deux dates. Une cuisine dont le carrelage a été prévu comme une intervention unique finit toujours par un compromis, et le compromis se voit.
Six temps, et deux d’entre eux ne sont pas les nôtres
C’est le seul chantier de la maison où nous partons au milieu pour revenir ensuite. Voir le calendrier en entier évite de découvrir cette contrainte au moment où elle coûte cher.
Le plan d’implantation, avec le cuisiniste
- Nous demandons le plan avant de chiffrer. Il donne l’emplacement des meubles bas, la hauteur du plan de travail, la position des appareils encastrés et celle de la hotte. Sans lui, un devis de carrelage de cuisine est une estimation, pas un prix.
- C’est là que se pose la question du sol sous les meubles, et celle de la hauteur finale du sol, qui doit laisser passer un lave-vaisselle sous le plan de travail une fois le carrelage et sa colle en place.
Le support, puis le sol
- Le sol se pose sur une pièce vide. C’est le seul moment où elle le sera, et c’est pour cette raison qu’on ne rattrape jamais un sol de cuisine après coup : il faudrait démonter la cuisine.
- La cote finale est vérifiée aux seuils, vers le séjour et vers le couloir, et sous l’emplacement des appareils encastrés. Un centimètre de trop devant un lave-vaisselle se paie par un appareil qui ne ressort plus.
Le séchage, puis la pose de la cuisine
- Ce temps ne nous appartient pas, et il ne se comprime pas. Le sol doit être sec et le joint fait avant que des caissons chargés ne viennent s’appuyer dessus. Nous laissons au cuisiniste un sol protégé, prêt à recevoir la cuisine.
- Le montage de la cuisine dure ce qu’il dure, et il peut révéler des écarts, un mur qui n’est pas d’aplomb ou un plan de travail recoupé sur place. C’est précisément pour cela que la crédence attend.
Le relevé de la crédence
- Nous revenons mesurer ce qui existe vraiment. La hauteur libre entre le plan de travail et les meubles hauts, mur par mur, et la position définitive des prises, du robinet, de la hotte et des éventuelles réglettes.
- Le calepinage vertical se cale ici. Une crédence est bornée en haut et en bas, ce qui n’arrive nulle part ailleurs dans un logement : on ne peut pas rejeter la coupe hors du champ de vision, on peut seulement choisir de quel côté elle tombe.
La pose de la crédence
- Elle se fait dans un espace contraint, entre un plan de travail qu’il ne faut pas rayer et des meubles hauts déjà en place. Nous protégeons tout ce qui est posé avant de commencer, ce qui prend un temps que le devis prévoit.
- Les découpes de prises se font au fur et à mesure, sur des carreaux repérés à l’avance. Une découpe est faite dans un carreau entier, jamais dans une chute qui traînait.
Les joints et les arrêts
- La jonction avec le plan de travail est souple, jamais rigide : le plan travaille, la crédence non, et un joint de mortier à cet endroit finit toujours par se fendre. C’est aussi le point par lequel l’eau passerait.
- Les arrêts latéraux se traitent, ils ne s’improvisent pas. Une crédence qui s’arrête en pleine longueur de mur demande un profil ou un carreau à bord fini, sinon on voit la tranche, et la tranche d’un carreau n’est jamais de la couleur de sa face.
La crédence, quatre contraintes en soixante centimètres
C’est la plus petite surface carrelée d’un logement, et de très loin la plus regardée : on lui fait face debout, à cinquante centimètres, plusieurs fois par jour.

- Deux lignes imposées, en haut et en bas
Partout ailleurs, un carreleur choisit son point de départ et rejette la coupe là où on ne la voit pas. Ici, c’est impossible : le plan de travail ferme en bas, les meubles hauts ferment en haut. La seule liberté est de décider si le rang coupé se trouve contre le plan de travail, où un égouttoir le masquera, ou contre les meubles hauts, où l’ombre le mange. - Les prises, à hauteur de regard
Une crédence en compte souvent quatre ou cinq, plus les interrupteurs. Chacune impose une découpe, et une découpe mal placée se voit d’autant plus qu’elle est à cinquante centimètres des yeux. Le calepinage se décale de quelques centimètres pour éviter qu’une prise ne tombe à cheval sur un joint, ce qui oblige à une coupe en L dans deux carreaux voisins. - La hotte et le robinet
Ce sont les deux obstacles qui interrompent la crédence sans la finir. Une hotte descend devant elle, un robinet mural la traverse, un mitigeur d’évier passe juste devant. Ces zones se calepinent avant, sinon on se retrouve à couper autour d’un objet déjà vissé, ce qui donne des jours irréguliers. - Les arrêts, à gauche et à droite
Une crédence s’arrête rarement contre deux murs. Quand elle finit en pleine longueur, sur un retour ou au bord d’une fenêtre, il faut un profil d’arrêt, un carreau à bord fini ou une coupe en onglet. C’est un détail de quelques centimètres, et c’est lui qui distingue une crédence posée d’une crédence bien posée.
Appelez-nous avant de valider la date de livraison
C’est le moment le plus utile pour nous joindre. Une fois la cuisine commandée avec une date ferme, notre premier passage doit tenir dans ce qui reste, et ce qui reste n’est pas toujours suffisant pour préparer un support et le laisser sécher.
Nous relevons la pièce, nous lisons le plan d’implantation et nous vous donnons les deux fenêtres d’intervention, avant que le calendrier ne soit figé.
Un projet de cuisine
Apportez le plan d’implantation, même provisoire. Nous en tirons la cote du sol, les deux dates et un devis en postes séparés.
Quatre façons de carreler un sol de cuisine
Chaque pile se lit du bas vers le haut. Les quatre sont défendables, et elles n’engagent pas du tout la même chose pour la suite.
Quatre situations, et ce que chacune vous laisse comme liberté ensuite.
- Pièce entièrement vide
- Support repris sur toute la surface
- Carrelage posé mur à mur
- Cuisine posée par-dessus
Carreler toute la pièce, meubles compris
C’est la solution qui coûte le plus au départ et qui rapporte le plus ensuite. Le sol est continu, sans limite invisible, et le jour où vous changez de cuisine, vous êtes libre de toute autre implantation : un îlot qui se déplace, une colonne qui disparaît, un lave-vaisselle qui change de côté. Le surcoût correspond aux mètres carrés qui resteront cachés, plus la pose, et il se chiffre exactement. C’est ce que nous recommandons dès qu’une cuisine est neuve et que le budget le permet.
- Implantation tracée au sol
- Support repris en zone visible
- Carrelage arrêté au nu des meubles
- Plinthe de cuisine posée dessus
S’arrêter au nu des meubles
C’est la solution la plus économique, et elle est parfaitement propre quand la ligne d’arrêt est tracée d’après l’implantation définitive et que la plinthe de cuisine vient la recouvrir. Sa rançon est claire et nous l’écrivons : votre sol est désormais dessiné en creux à la forme de cette cuisine. Le jour où vous en changerez, tout déplacement de meuble laissera apparaître une bande de support nu, et il faudra alors reprendre le sol entier ou s’accommoder d’un raccord.
- Sol de la pièce voisine relevé
- Support mis à la cote commune
- Grille calée depuis le séjour
- Aucun seuil à la jonction
Continuer le sol jusqu’au séjour
C’est ce que demandent la plupart des cuisines ouvertes, et c’est ce qui agrandit le plus une pièce à vivre. La contrainte est que la grille de carreaux se cale alors depuis la plus grande des deux pièces, et non depuis la cuisine : les coupes de la cuisine découlent du séjour, et non l’inverse. Il faut aussi que les deux supports arrivent à la même cote, ce qui se vérifie avant et non au moment de franchir la porte. En échange, il n’y a plus de seuil, et c’est un vrai gain à l’usage comme à l’oeil.
- Ancien sol sondé sous les meubles
- Primaire d’accroche
- Nouveau carrelage par-dessus
- Cotes reprises aux appareils
Rénover sans déposer l’ancien sol
Poser sur l’ancien carrelage évite une dépose salissante dans une pièce que l’on veut récupérer vite, et c’est souvent la bonne solution en cuisine. Une précaution s’ajoute cependant à celles d’une pièce ordinaire : le sol remonte, et cette surépaisseur se paie sur la hauteur libre sous le plan de travail. Un lave-vaisselle ou un four encastré au ras du sol peut ne plus ressortir. Nous relevons donc la hauteur disponible sous chaque appareil avant de proposer cette solution, et nous l’écrivons au devis. La méthode générale figure sur notre page pose de carrelage sol et mur.
Les autres pages du carrelage
La cuisine emprunte au reste du silo son support, son calepinage et ses arrêts muraux. Ces trois pages les traitent en détail.
Nos prestations de carrelage
La page mère du silo : le point de départ d’une grille, et les quatre calepinages avec ce que chacun coûte en coupes.
Pose de carrelage sol et mur
Le support, la chape et le ragréage, et les quatre défauts visibles dont la cause est toujours sous le carreau.
Pose de faïence
Le carreau mural à pâte poreuse, ses coupes, ses angles sortants et ses arrêts, en cuisine comme en pièce d’eau.
Carrelage de salle de bain
Le grand format et l’imitation parquet en pièce d’eau, et la pente qui décide du format au sol de la douche.
Où nous carrelons vos cuisines
Nous travaillons depuis Lisieux, dans le Pays d’Auge et les communes voisines.
- Lisieux
- Deauville
- Trouville-sur-Mer
- Honfleur
- Pont-l'Évêque
- Cabourg
- Caen
- Bernay
- Falaise
- Orbec
- Livarot
- Saint-Pierre-en-Auge
Questions fréquentes sur le carrelage de cuisine
Les questions que l’on nous pose avant une pose de cuisine, et qui portent presque toutes sur l’ordre des choses.
Faut-il carreler sous les meubles de cuisine ?
C’est la question la plus utile de tout le chantier, et elle n’a pas de bonne réponse universelle. Carreler toute la pièce coûte les mètres carrés qui resteront cachés, et vous laisse libre de changer d’implantation plus tard : un îlot déplacé, une colonne supprimée, un lave-vaisselle qui passe de l’autre côté de l’évier. S’arrêter au nu des meubles économise ces mètres carrés, et grave votre cuisine actuelle dans le sol. Nous chiffrons les deux et nous vous laissons trancher, plutôt que de décider à votre place le jour de la pose. Quand la cuisine est neuve et destinée à durer, nous recommandons de tout carreler.
Le carrelage se pose-t-il avant ou après la cuisine ?
Les deux, et c’est ce qui surprend le plus. Le sol se pose avant, sur une pièce vide, parce que c’est le seul moment où elle le sera et qu’on ne rattrape pas un sol sous une cuisine montée. La crédence se pose après, parce que sa hauteur dépend du plan de travail et des meubles hauts réellement posés, et parce que le montage révèle souvent des écarts qu’aucun plan n’annonçait. Il y a donc deux interventions séparées par le passage du cuisiniste, parfois de plusieurs semaines. C’est la raison pour laquelle nous demandons le calendrier de livraison avant d’écrire le devis.
Quelle hauteur pour une crédence carrelée ?
Elle n’est pas libre : elle est fixée par la hauteur libre entre le dessus du plan de travail et le dessous des meubles hauts, qui varie selon les cuisines et selon le réglage réel des caissons. Cette hauteur se mesure sur place, mur par mur, une fois la cuisine posée, et elle n’est pas toujours identique d’un bout à l’autre d’une même pièce. Là où il n’y a pas de meubles hauts, au-dessus d’un plan de travail ouvert par exemple, la hauteur d’arrêt devient un choix, et nous la calculons alors en carreaux entiers pour éviter une lamelle en partie haute.
Comment les prises sont-elles traitées dans une crédence ?
Chaque prise impose une découpe dans le carreau, faite à l’avance sur un carreau entier repéré, jamais improvisée dans une chute. Le point de soin est ailleurs : une prise qui tombe à cheval sur un joint oblige à découper un angle dans deux carreaux voisins, et le résultat se voit toujours, parce qu’une crédence est regardée à cinquante centimètres. Nous relevons donc la position des boîtiers avant de commencer et nous décalons la grille de quelques centimètres quand cela suffit à faire tomber la prise au milieu d’un carreau. Cela ne coûte rien si on y pense avant, et cela ne se rattrape pas après.
Un sol de cuisine doit-il être antidérapant ?
Une cuisine domestique n’est pas soumise aux mêmes exigences qu’un local professionnel, et le carrelage d’un séjour y convient. Deux remarques pratiques valent tout de même mieux qu’une règle. Le sol devant l’évier et devant le lave-vaisselle est mouillé plus souvent qu’on ne le croit, et un carrelage très brillant y devient glissant : c’est l’endroit où l’on se réveille avec un mauvais souvenir. Et un carreau très brillant ou très foncé montre chaque trace, chaque miette et chaque rayure, dans la pièce du logement qui en produit le plus. Nous en parlons avant, parce que cela relève du confort quotidien plus que de la sécurité.
Peut-on carreler derrière une plaque de cuisson ?
Oui, et c’est même l’endroit où le carrelage est le plus justifié : il supporte la chaleur, les projections de graisse et le nettoyage répété bien mieux qu’une peinture ou qu’un panneau. C’est la zone qui décide souvent du choix du carreau pour toute la crédence, car elle demande une surface facile à essuyer, donc plutôt lisse, et une teinte sur laquelle une projection de sauce ne s’incruste pas. Autour d’une hotte, la crédence s’interrompt : cette interruption se calepine, sinon on se retrouve à couper autour d’un appareil déjà vissé, ce qui donne des jours irréguliers.
Peut-on continuer le même sol de la cuisine au séjour ?
Oui, et c’est ce qui agrandit le plus une cuisine ouverte, à deux conditions. Les deux sols doivent arriver exactement à la même hauteur, ce qui suppose de connaître l’état des deux supports avant de commencer et non de le découvrir au passage de la porte. Et la grille de carreaux doit être calée depuis la plus grande ou la plus regardée des deux pièces, en général le séjour : les coupes de la cuisine découlent alors de lui. Le gain est réel, il n’y a plus de seuil ni de raccord, et la pièce se lit d’un seul tenant. Le point de départ se décide donc avant la pose, jamais pendant.
Une crédence en carreaux de métro se pose-t-elle droite ou décalée ?
Les deux se font, et le choix change complètement l’allure. Posés à joints décalés, les carreaux rappellent la pose traditionnelle et donnent une crédence plus vivante, mais le décalage rend les coupes latérales alternées, une sur deux, ce qui demande que les arrêts soient soignés. Posés à joints alignés, en grille régulière, ils donnent un rendu plus contemporain et plus calme, et les coupes se répètent au même endroit à chaque rang, ce qui est plus simple à cadrer mais plus sévère si le mur n’est pas d’aplomb. Nous montrons les deux au calepinage, sur la hauteur réelle de votre crédence.
Je change de cuisine et mon sol s’arrête aux anciens meubles, que faire ?
C’est la situation la plus fréquente en rénovation, et la conséquence directe d’un arbitrage pris des années plus tôt. Trois issues, que nous chiffrons ensemble. Caler la nouvelle implantation sur l’ancienne, ce qui vous prive de liberté mais ne coûte rien. Compléter les zones nues avec le même carrelage, ce qui suppose de retrouver la référence et donne presque toujours une différence de teinte visible, les séries changeant d’une année sur l’autre. Ou reprendre le sol entier, ce qui est le plus cher et le seul résultat vraiment homogène. Nous venons regarder avant de vous dire laquelle des trois vaut le coût.