Faïence murale
Pose de faïence à Lisieux et dans le Calvados
Un mur de faïence se juge sur ses bords, pas sur sa surface. Les angles, les arrêts et le tour des obstacles représentent quelques centimètres de l’ouvrage, et c’est là que se voit tout le reste.
Ce qui se voit aux bords
Nous décidons avec vous comment se termine chaque bord du mur, avant de coller le premier carreau. C’est ce qui distingue un mur posé d’un mur bien posé.
- Angles sortants traités, jamais subis
- Ligne d’arrêt dessinée à l’avance
- Coupes tenues hors du champ de vision
Nos engagements sur un mur de faïence
La faïence est le carreau le plus facile à poser et le plus difficile à bien finir. Nos engagements portent sur la seconde moitié.
Chaque bord du mur a une fin décidée
- Avant de commencer, nous faisons le tour de la surface à carreler et nous notons comment se termine chaque bord : contre un mur, en pleine longueur, contre une huisserie, au ras d’un plan de travail, ou en angle sortant.
- Chacun appelle une solution différente, et chacune se décide avant la pose parce qu’elle change le calepinage. Un bord traité au dernier moment se reconnaît toujours : c’est celui où la tranche du carreau se voit.
La ligne d’arrêt se dessine avant la pose
- Quand la faïence ne monte pas jusqu’au plafond, sa hauteur d’arrêt devient une ligne horizontale qui traverse la pièce. Elle se calcule en carreaux entiers, et elle se cale sur quelque chose : le haut d’une porte, le dessus d’un miroir, la ligne d’un meuble.
- Laissée au hasard, elle tombe à une hauteur quelconque et coupe le dernier rang dans sa longueur, ce qui se voit d’autant plus que la ligne est unique. Nous la posons sur le plan avant de la poser sur le mur.
Une pâte poreuse ne se travaille pas comme du grès
- La faïence est un carreau à pâte poreuse recouverte d’un émail. Elle se coupe plus facilement que le grès cérame, mais son émail s’écaille dès que l’outil sort par la mauvaise face, et un percement mené trop vite arrache une écaille autour du trou.
- Cela ne se voit pas sur un devis, cela se voit sur le mur fini, autour des vis d’une barre de douche ou d’une prise. Nous coupons et perçons en conséquence, et nous prévoyons la casse dans les quantités commandées.
Les pièces où la faïence a sa place
- Murs de salle de bain, crédences de cuisine, murs de buanderie et de toilettes : partout où un mur doit se laver et rester beau de près.
- Jamais au sol, et jamais en extérieur : sa pâte boit l’eau et sa surface ne supporte pas d’être piétinée. Quand un projet demande le même aspect au sol, nous cherchons un grès cérame assorti plutôt que de poser une faïence là où elle se fendra.
Six bords, six réponses différentes
Aucun de ces six points ne représente plus de quelques centimètres. Ensemble, ils font l’essentiel de ce que vous verrez, parce que l’oeil s’arrête toujours là où une surface se termine.
L’angle sortant
- Le point le plus regardé, et le plus exposé. C’est l’arête d’un retour de mur, d’un coffrage ou d’une cloison de douche. Deux carreaux s’y rencontrent par leur tranche, et la tranche d’une faïence n’est jamais de la couleur de sa face.
- Deux réponses, et un choix à faire. Le profil d’angle, discret et solide, qui protège l’arête des chocs. Ou la coupe en onglet, plus fine et sans pièce rapportée, qui donne une arête vive mais fragile et qui suppose un mur d’aplomb. Nous montrons les deux avant de trancher.
L’angle rentrant
- Il ne se voit pas, il se fissure. Deux murs qui se rejoignent ne bougent pas ensemble : un joint de mortier dans cet angle finit toujours par se fendre, et c’est par cette fente que l’eau entre dans une pièce d’eau.
- La réponse est un joint souple, dans la teinte du joint courant pour qu’il ne se remarque pas. C’est un détail de finition qui ne coûte presque rien et dont l’absence se paie des années plus tard.
L’arrêt en hauteur
- La ligne horizontale qui traverse la pièce. Elle se calcule en carreaux entiers et se cale sur un élément existant, faute de quoi elle tombe n’importe où et coupe le dernier rang dans sa longueur.
- Trois façons de la finir. Un profil d’arrêt, net et un peu technique. Un carreau à bord fini, plus discret quand la gamme en propose. Ou une simple coupe soignée, à condition que la peinture vienne mourir dessus proprement, ce qui suppose que les deux corps de métier se parlent. Nous faisons les deux, ce qui aide.
L’arrêt latéral en pleine longueur
- Quand la faïence s’arrête au milieu d’un mur, à côté d’un meuble, au bord d’une fenêtre ou à la limite d’une zone humide, elle laisse une arête verticale sur toute sa hauteur. C’est le bord le plus difficile à réussir, parce que rien ne le masque.
- Sur une pose décalée, une difficulté s’ajoute : un rang sur deux se termine par un demi-carreau. Il faut alors soit rétablir un alignement vertical en coupant, soit assumer la découpe alternée, et cela se décide au calepinage, pas au dernier rang.
Le tour des obstacles
- Prises, robinetteries, tuyaux apparents, fixations. Chaque obstacle demande une découpe, et sur un émail une découpe ratée ne se rattrape pas : elle s’écaille sur le bord visible.
- Le jour autour de l’obstacle doit être régulier, et le carreau doit rester entier autour de lui plutôt que d’être remplacé par deux moitiés recollées. C’est une question de patience et de repérage, jamais d’outil miraculeux.
La jonction avec ce qui n’est pas de la faïence
- Le bas du mur rencontre un sol, une baignoire, un receveur ou un plan de travail. Ces éléments bougent, la faïence non : la jonction est donc toujours souple, jamais un joint de mortier, et sa teinte se choisit pour disparaître.
- C’est aussi le point d’entrée de l’eau. Une jonction mal faite au pied d’une douche ou derrière un évier fait des dégâts qui apparaissent bien plus loin, souvent dans la pièce du dessous.
Du mur neuf au remplacement de carreaux : quatre chantiers
Chaque pile se lit du bas vers le haut. Le mot faïence recouvre quatre travaux qui n’ont ni la même durée, ni le même risque.
Quatre situations, et ce que chacune demande avant le premier carreau.
- Mur dressé et d’aplomb
- Primaire adapté au support
- Colle peignée, carreau posé
- Joint, profils, joints souples
Une faïence neuve sur un mur préparé
Le cas le plus simple, à une condition qui n’est presque jamais remplie d’emblée : que le mur soit d’aplomb. La faïence est le carreau qui dénonce le plus un mur qui ne l’est pas, parce que ses joints dessinent une grille régulière que l’oeil compare à la verticale des huisseries. Un mur qui part de deux centimètres sur deux mètres cinquante se voit au dernier rang. Le dressage du support est donc un poste à part entière, et il figure comme tel sur notre devis. La façon dont chaque type de mur se prépare est détaillée sur notre page pose de carrelage sol et mur.
- Ancienne faïence sondée
- Dégraissage et primaire d’accroche
- Colle à prise renforcée
- Carreau, joint, arrêts repris
Une faïence posée sur l’ancienne
C’est souvent la bonne solution, parce que déposer une ancienne faïence arrache presque toujours l’enduit du mur, et parfois la plaque elle-même : on croit gagner du temps et on se retrouve à refaire le support. Deux conditions. L’ancienne faïence doit être saine, ce qui se vérifie carreau par carreau, un carreau descellé en entraînant un autre. Et l’émail doit être rendu accrochant, car rien n’adhère spontanément sur une surface fermée. Il faut enfin accepter la surépaisseur, qui se voit aux arrêts, autour des prises et contre les huisseries : ces reprises se chiffrent d’avance.
- Calepinage dessiné à l’avance
- Rangs de fond posés
- Décor inséré à sa cote
- Joint teinté selon le dessin
Un décor, une frise ou un listel
Dès qu’un motif s’insère dans un fond uni, le calepinage cesse d’être une question de coupes pour devenir un dessin. La hauteur d’une frise se cale sur ce que la pièce contient déjà, un miroir, une vasque, un plan de travail, et elle doit tomber sur un rang entier. Un listel dont l’épaisseur diffère du carreau de fond change en outre la hauteur de tous les rangs qui le suivent, ce qui remonte la ligne d’arrêt. Nous le calculons avant, faute de quoi on découvre l’écart en haut du mur, quand il ne reste plus rien à ajuster.
- Joint périphérique retiré
- Carreau découpé et sorti
- Fond nettoyé, carreau recollé
- Joint refait sur la zone
Le remplacement de quelques carreaux
C’est une intervention courte que nous faisons volontiers, et c’est aussi celle où il faut être le plus honnête avant de commencer. Le carreau de remplacement doit exister : les séries de faïence changent de teinte et parfois de cote d’une année sur l’autre, et un carreau neuf posé au milieu d’un mur de dix ans se remarque, même dans la même référence. Quand le carreau n’existe plus, mieux vaut souvent assumer un décor volontaire, un carreau différent placé de façon régulière, plutôt qu’un remplacement approximatif qui aura l’air d’une réparation.
Faites-nous voir le mur qui recevra la faïence
Le carreau que vous avez choisi nous intéresse moins que l’endroit où il va. Ce sont les angles, les arrêts et l’aplomb du mur qui décident du travail à faire, et du prix.
Nous venons regarder le mur, mesurer son aplomb et faire le tour de ses bords. Vous repartez avec un calepinage et un devis où le dressage du support est une ligne distincte de la pose.
Un mur à faïencer
Relevé de l’aplomb, tour des bords, calepinage, puis un devis qui distingue le support, la pose et les profils.
Où nous posons votre faïence
Nous travaillons depuis Lisieux, dans le Pays d’Auge et les communes voisines.
- Lisieux
- Deauville
- Trouville-sur-Mer
- Honfleur
- Pont-l'Évêque
- Cabourg
- Caen
- Bernay
- Falaise
- Orbec
- Livarot
- Saint-Pierre-en-Auge
Les autres pages du carrelage
La faïence est un mur. Ces trois pages traitent ce qui l’entoure, du support au sol de la pièce.
Nos prestations de carrelage
La page mère du silo : le point de départ d’une grille, et les quatre calepinages avec ce que chacun coûte en coupes.
Pose de carrelage sol et mur
Comment chaque type de mur se prépare, et pourquoi un carreau mural se descelle des années après sa pose.
Carrelage de cuisine
La crédence, ses deux lignes imposées et ses prises, et l’ordre des passages avec le cuisiniste.
Carrelage de salle de bain
Le format arrêté zone par zone, et la pente du sol de douche qui interdit les grands carreaux.
Questions fréquentes sur la pose de faïence
Les questions qui portent sur le carreau lui-même et sur ses finitions. Celles qui portent sur la pièce figurent sur les pages cuisine et salle de bain.
Profil d’angle ou coupe en onglet, lequel choisir ?
Les deux traitent le même problème, l’arête où deux carreaux se rencontrent par leur tranche. Le profil est une baguette posée dans l’angle : il protège l’arête des chocs, ce qui compte dans un passage ou à hauteur de hanche, et il pardonne un mur qui n’est pas parfaitement d’aplomb. On le voit, discrètement, et sa teinte se choisit. La coupe en onglet consiste à tailler les deux carreaux à quarante-cinq degrés pour que leurs émaux se rejoignent : le résultat est plus fin, sans pièce rapportée, mais l’arête devient fragile et le moindre défaut d’aplomb du mur ouvre un jour. Nous vous montrons les deux sur place et nous disons laquelle convient à cet angle-là.
Jusqu’où la faïence doit-elle monter sur le mur ?
Il n’y a pas de hauteur obligatoire, seulement des hauteurs qui tombent juste et d’autres qui tombent mal. Le principe que nous appliquons est double. La hauteur se calcule en carreaux entiers, pour éviter un dernier rang coupé dans sa longueur sur toute la pièce. Et elle se cale sur un élément qui existe déjà : le haut d’une porte, le dessus d’un miroir, la ligne d’un meuble, le linteau d’une fenêtre. Une ligne d’arrêt qui prolonge quelque chose paraît voulue ; la même ligne à trois centimètres près paraît accidentelle. Là où la faïence protège de l’eau, la hauteur découle en revanche de l’usage, et c’est un sujet traité sur nos pages de salle de bain.
Peut-on poser de la faïence sur une ancienne faïence ?
Oui, et c’est souvent préférable à une dépose. Retirer une ancienne faïence arrache presque toujours l’enduit qui la portait, parfois la plaque elle-même : on croit gagner une journée et on se retrouve à refaire tout le support. Deux conditions doivent être réunies. L’ancien mur doit être sain, ce qui se vérifie en sondant les carreaux un par un, car un carreau descellé entraînera son voisin. Et l’émail doit être rendu accrochant par un dégraissage sérieux puis un primaire adapté, car rien n’adhère spontanément sur une surface fermée. Reste la surépaisseur, qui se voit aux arrêts, autour des prises et contre les huisseries : nous la chiffrons d’avance.
Comment perce-t-on de la faïence sans l’ébrécher ?
Lentement, et jamais en percussion. La faïence est une pâte poreuse recouverte d’un émail dur : c’est l’émail qui éclate, et il éclate à la sortie de l’outil comme à l’entrée si l’outil dérape. Un percement se fait donc à vitesse réduite, avec un foret adapté à la céramique, en amorçant sans appuyer et en refroidissant. Deux précautions valent mieux que la vitesse : percer au milieu d’un carreau plutôt qu’à moins de deux ou trois centimètres d’un bord, où la pièce risque de se fendre en deux, et repérer les percements au calepinage pour qu’ils tombent au bon endroit. Nous prévoyons aussi de la casse dans les quantités commandées.
Peut-on poser de la faïence à joints très fins ?
Moins qu’avec un grès cérame rectifié, et c’est une déception fréquente. Une faïence est cuite à plus basse température et sa cote varie légèrement d’un carreau à l’autre, y compris dans une même boîte : le joint sert précisément à absorber cette variation. Trop resserré, il fait apparaître les écarts au lieu de les cacher, et le mur se met à onduler visuellement le long des rangs. Le joint est donc à la fois une nécessité technique et un élément du dessin. Nous partons de la tolérance réelle du carreau que vous avez choisi, mesurée sur quelques pièces, plutôt que d’appliquer une largeur de principe.
Quelle couleur de joint choisir ?
C’est le réglage le plus puissant et le moins cher d’un mur de faïence, et il se décide avant la pose parce qu’il change le calepinage qu’on retiendra. Un joint assorti à la teinte du carreau efface la grille : le mur devient une surface, et les défauts d’alignement se voient beaucoup moins. Un joint contrasté dessine au contraire chaque carreau et transforme le mur en motif, ce qui est magnifique sur un mur droit et impitoyable sur un mur qui ne l’est pas. Entre les deux, un joint légèrement plus foncé que le carreau reste discret tout en cachant les salissures, ce qui est souvent le meilleur compromis dans une cuisine.
Que faire quand la faïence d’origine ne se trouve plus ?
C’est le cas le plus courant sur un mur ancien abîmé par la dépose d’un meuble ou par une fuite. Les séries changent de teinte et parfois de cote d’une année sur l’autre, si bien qu’un carreau presque identique se remarque davantage qu’un carreau franchement différent. Trois issues, que nous chiffrons ensemble. Prélever discrètement des carreaux derrière un meuble ou dans un placard pour les remettre à l’endroit visible. Assumer un décor volontaire, quelques carreaux différents répartis régulièrement, ce qui se lit comme un choix. Ou refaire le pan de mur entier, ce qui est le plus cher et le seul résultat vraiment homogène.
Un mur de faïence est-il étanche ?
Non, et c’est un malentendu qui coûte cher. L’émail d’un carreau est imperméable, mais un mur n’est pas fait que de carreaux : il est fait de carreaux, de joints, d’angles et de percements, et l’eau passe par là. Dans une pièce d’eau, ce qui protège la paroi est un système appliqué sous le carrelage, avec des bandes aux angles et autour des traversées. La faïence en est la couche visible, pas la protection. C’est la raison pour laquelle la question de l’étanchéité se traite sur nos pages de salle de bain, et pas ici.
Combien de temps prend la pose d’un mur de faïence ?
La pose elle-même va vite : c’est un carreau léger, facile à couper, et un mur simple avance en une journée. Ce qui prend du temps est ce qui l’entoure. Le dressage du support quand le mur n’est pas d’aplomb, qui se compte en jours et impose un séchage. Le tour des obstacles et les découpes de prises. Les arrêts et les profils. Et le jointoiement, suivi du nettoyage, qui ne se bâcle pas sur un émail. Nous annonçons donc une durée en distinguant ces postes, plutôt qu’un nombre de jours global qui ne compte que la pose et qui donnera l’impression que le chantier traîne.